Frise chronologique
1633-1696
Construction du château Colbert
Construction du château Colbert
1633-1696 (≈ 1665)
Édouard-François Colbert achète la forteresse de Maulévrier.
1815
Reconstruction du château
Reconstruction du château
1815 (≈ 1815)
Château et parc romantique rebâtis après la guerre de Vendée.
1895
Acquisition par Eugène Bergère
Acquisition par Eugène Bergère
1895 (≈ 1895)
Domaine racheté par le gendre de Pellaumail.
1899-1913
Création du parc oriental
Création du parc oriental
1899-1913 (≈ 1906)
Aménagé par Alexandre Marcel, inspiré de l’Exposition universelle.
1980
Rachat par la commune
Rachat par la commune
1980 (≈ 1980)
Parc abandonné depuis 1945, restauré à partir de 1987.
2004
Label « Jardin remarquable »
Label « Jardin remarquable »
2004 (≈ 2004)
Reconnaissance officielle par le ministère de la Culture.
2021
Projet d’agrandissement
Projet d’agrandissement
2021 (≈ 2021)
Inspiré du jardin Murin-an de Kyoto.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Édouard-François Colbert - Propriétaire et lieutenant général |
Acheta la forteresse au XVIIe siècle. |
| Alexandre Marcel - Architecte paysagiste |
Créa le parc oriental (1899-1913). |
| Eugène Bergère - Industriel et propriétaire |
Acquiert le domaine en 1895. |
| Madeleine Marcel - Épouse d’Alexandre Marcel |
Entretint le parc jusqu’en 1945. |
Origine et histoire
Le parc oriental de Maulévrier est un jardin japonais de 29 hectares, créé entre 1899 et 1913 par l'architecte Alexandre Marcel, concepteur du pavillon du Cambodge à l'Exposition universelle de 1900. Il s'inspire des jardins de l'époque Edo, avec des éléments khmers reproduits à partir de moules des expositions coloniales. Le parc, organisé autour d'un lac artificiel alimenté par la rivière Moine, intègre des végétaux asiatiques (azalées, érables du Japon) et des décors traditionnels comme des torii rouges ou des lanternes en pierre.
Le domaine appartenait initialement à Édouard-François Colbert, frère de Jean-Baptiste Colbert, qui y fit construire un château au XVIIe siècle. Détruit pendant la guerre de Vendée, il fut reconstruit en 1815 avec un parc romantique. En 1895, Eugène Bergère, gendre d'un industriel local, acquiert le domaine et confie à Alexandre Marcel – son gendre – la transformation du parc en un jardin oriental. Après la mort de Marcel en 1928, le parc décline jusqu'à son rachat par la commune en 1980.
Abandonné pendant 40 ans, le parc est restauré à partir de 1987 grâce à des photographies anciennes. En 2004, il obtient le label « Jardin remarquable ». Aujourd’hui, il accueille 150 000 visiteurs annuels et propose des animations comme l’hanami (fête des cerisiers en fleurs) ou des expositions de bonsaïs. Un projet d’agrandissement, inspiré du jardin Murin-an de Kyoto, est en cours depuis 2021.
Le parc symbolise la philosophie des jardins japonais de l’ère Edo, avec une rivière représentant la course du soleil (de l’est à l’ouest), une île symbolisant le paradis shintoïste, et des arbres évoquant les saisons et les étapes de la vie. Des éléments hybrides, comme une réplique de temple khmer ou une bergerie du XVIIIe siècle abritant des pompes hydrauliques, témoignent de son histoire mixte.
Traversé par la Moine et bordé par un viaduc ferroviaire à l’ouest, le parc se situe au sud du bourg de Maulévrier. Son château, toujours privé, surplombe le val où s’étendent les jardins, classés pour leur inspiration japonaise malgré leurs influences coloniales. Une exposition permanente et des événements comme les Journées d’exception (land art, tir à l’arc) animent le site.
Conditions de visite
Conditions de visite : Ouvert toute l'année
Ouverture : Conditions de visites sur le site officiel ci-dessus